Bousculade au 221B Baker Street Escape Game Dijon

Ce 23 janvier 2020 vers 20h00, ce qui ne devait être qu’une remise de lettre officielle à l’employeur du 221B Baker Street Escape Game – monsieur Valentin Voinson – a pris un tournant plus que surprenant…

Petit retour en arrière : à 18h, à l’appel des organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires, de nombreuses et nombreux manifestant.e.s mobilisé.e.s contre la réforme des retraites se sont rassemblé.e.s place Darcy avant de partir pour une marche festive aux flambeaux dans le centre de Dijon.

Le parcours déposé ayant été refusé par la Préfecture seulement quelques heures avant la manifestation, une certaine tension a de fait plané en tout début de manifestation. Cependant, le caractère festif et joyeux de cette déambulation aux flambeaux a rapidement pris le dessus, ce qui nous a décidé à maintenir une action calme et symbolique : la remise d’un courrier officiel à monsieur Voinson, courrier dont nous ne pouvons pour le moment pas vous donner la teneur.

En effet, comme nous l’avions précédemment annoncé ici, le syndicat Précaires Solidaires s’est associé au CIDTD pour travailler sur le dossier « 221B Baker Street », et c’est avec leur collaboration que nous avions rédigé ce courrier.

Alors que le cortège entrait dans la rue Monge, quelques militant.e.s ont commencé à se diriger sous le porche, bientôt suivis par des manifestant.e.s interpelé.e.s par la situation des salarié.e.s et stagiaires de l’enseigne. Arrivé à l’entrée de l’établissement, le président du CIDTD mentionne bien « On ne va pas tous rentrer » : l’objectif était en effet de remettre un courrier. Comme vous pourrez le constater sur la vidéo, le gros des troupes est donc resté au-dehors, en scandant bien sûr quelques slogans.

C’est alors qu’une salariée a refusé l’entrée au président, essayant de faire barrage et avançant pour le sortir hors de l’établissement, lui précisant que c’était une propriété privée. Vu le contexte, la décision a alors été prise d’informer les client.e.s à haute voix de ce qu’il se passait dans l’établissement en terme de non-respect du droit du travail.

Les clients du 221B jouent les videurs

C’est alors qu’un premier client se lève et tente de faire sortir le président, alors sur le palier de la porte, avant de retourner s’asseoir. Quelques secondes plus tard, c’est tout un groupe de client.e.s qui se dirige vers la porte dans une attitude pouvant paraître menaçante, ce qu’a bien senti l’interlocuteur du CIDTD, qu’on entend d’ailleurs clairement dire « Ne poussez pas, ne poussez pas ! ». Ceux-là, rejoints par le premier client qui semble vouloir en découdre, n’en tiennent pas compte et décident de s’en prendre aux manifestant.e.s de manière virulente, en les poussant.

Le CIDTD peut comprendre que les client.e.s étaient ici pour résoudre des énigmes. De là à ce qu’ils et elles ne tiennent pas compte des conditions de travail déplorables de celles et ceux qui leur permettent de vivre une telle expérience… Cela est triste. D’autant plus triste que, non content.e.s d’ignorer les faits, ils et elles s’attaquent à celles et ceux qui viennent dénoncer les-dites conditions !

Nous tenons tout de même à signaler que suite à cette bousculade, plusieurs manifestant.e.s ont manqué de se blesser, le président du CIDTD est tombé à terre, fort heureusement sans séquelle !

Face à de tels actes, la décision est alors prise par les militant.e.s de rejoindre le cortège, la lettre ne sera héla pas remise à monsieur Voinson.

Le comportement des salarié.e.s nous laisse dubitatif

Resté.e.s seul.e.s, quelques administrateurs et administratrices décident de renouer le dialogue avec les salarié.e.s, qui n’avait peut-être pas compris notre démarche.

Nous rappelons que le ‘service enquête’ du CIDTD dispose de contrats de travail, de conventions de stage, des plannings des deux sociétés, et bien plus encore… Nous avions dénoncé, lors d’un premier article, des infractions à la législation du travail. Ces infractions ont été relevées, au regard des éléments dont nous disposons.

Malgré cela, les salarié.e.s soutiennent visiblement leur employeur. À les écouter, nous n’avons pas pris contact avec les stagiaires, et les documents dont nous disposons auraient été volés ! Graves accusations qui remettent en cause notre intégrité et celle des salarié.e.s et stagiaires qui sont venu.e.s nous voir ! Il est important de rappeler que chaque stagiaire ou salarié.e dispose de son propre contrat, de ses plannings etc… Voler des documents que l’on a légalement en sa possession, voilà qui est un concept bien étrange !

Nous regrettons fortement cette non prise de conscience de la part des salarié.e.s sur place. Car même s’ils et elles ne sont pas tou.te.s concerné.e.s, quid de la solidarité avec les collègues exploité.e.s ?

Une chose est sûre : nous ne resterons pas inactifs sur ce dossier puisque nous avons été saisi.e.s par une/des stagiaire.s et/ou salarié.e.s !

Nous avons une totale confiance quand au partenariat qui a été mis en place avec l’Union syndicale Solidaires 21 sur cette affaire. Les juridictions compétentes ont été saisies par l’intermédiaire d’un avocat. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé.e.s des suites de ce dossier !

La manifestation du 31 janvier est maintenue

Comme nous vous l’annoncions dernièrement, une manifestation est prévue le 31 janvier 2019 à 18h. Vu la situation, et au regard de ce qu’il s’est passé, la décision a été prise de ne pas partir du 3, place Grangier, mais de se retrouver directement 20, rue Monge, devant le 221B Baker Street. Nous invitons tout.e.s celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre.